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brûlure

  • Pied brûlé

    Le jeudi, jour de repos des écoliers, nous aimions, mon frère et moi, nous ballader dans notre terrain de jeux favori de l'époque : le champ de détritus dans lequel était déversé toutes les ordures ménagères du village. C'était une ancienne carrière à ciel ouvert. On y trouvait de tout : vieux meubles, jouets cassés, vêtements usagés, nourriture avariée, poules, rats, chats, chiens etc ... bref un bric à brac incroyable, dans une odeur peu ragoûtante. Nous avions décidé, un jeudi après-midi du mois de mai, d'aller faire un tour dans ce dépotoir, pour récupérer des poussins, qui naissaient régulièrement là-bas. Il faisait très chaud et des fumées s'échappaient des tas de bois qui avaient brûlé pendant plusieurs jours. Nous marchions tranquillement dans la pente quand tout à coup, mon frère, devant moi, se mit à hurler en se couchant à terre : il venait de poser le pied dans un tas de braises brûlantes, cachées sous des branchages. Tout en criant sa douleur, il ôta sa chaussure et sa chaussette et resta allongé au sol, entouré des braises fumantes. Je ne pouvais rien faire pour l'aider, car le danger était partout. De plus, mon frère était en équilibre instable et risquait à tout moment de dévaler la pente, au milieu des braises et de la ferraille. Heureusement, un ouvrier venu décharger son camion, nous aperçut et vint immédiatement porter secours à mon frère. Il réussit à l'extirper de son piège et nous ramena immédiatement chez nos parents. Ma mère, affolée en voyant mon frère hurler, vit venir le médecin, qui constata la brûlure au 3eme degré ! Hélas, il ne pouvait rien faire pour calmer la douleur. Mon père, qui avait été mis au courant de notre mésaventure et voyant la douleur de mon frère, partit chercher le garde-barrières du village : quand il arriva à la maison, il s'assit immédiatement aux pieds de mon frère, qui ne cessait d'hurler. Il se concentra en silence, pendant plusieurs minutes, en passant régulièrement sa main à quelques centimètres du pied brûlé. Tout à coup, mon frère cessa ses pleurs et les cloques qui couvraient sa plante de pied, se vidèrent de leur liquide : la brûlure était stoppé net. Mon frère guérit de cette méchante brûlure sans aucune cicatrice ni séquelle.
    Cet épisode de ma vie me marqua car je fus témoin d'un cas de guérison de brûlure devant laquelle la médecine traditionnelle ne pouvait rien faire.